Portraits – Séminaire de Québec

COLLABORATION ENTRE L’ORGANISME DE BASSINS VERSANTS CHARLEVOIX-MONTMORENCY (OBV-CM) et LE SÉMINAIRE DE QUÉBEC – SEIGNEURIE de BEAUPRÉ

Le territoire de la Seigneurie de Beaupré (TSB), propriété du Séminaire de Québec, est un grand massif forestier de près de 1 600 km2, situé principalement sur la Côte-de-Beaupré et dans Charlevoix. Le Service forestier du Séminaire assure la gestion de ce territoire.

Le TSB touche à cinq (5) grands bassins versants et à deux petits bassins du littoral du fleuve Saint-Laurent (voir la carte ci-jointe). En ce qui a trait aux 5 grands bassins, voici par bassin les superficies correspondantes (km2), le % de la superficie sur la TSB par rapport à l’ensemble du bassin et le pourcentage de l’aire équivalente de coupe (AEC) :

Dans tous ces bassins versants sur le TSB, on y retrouve 1 065 kilomètres linéaires de cours d’eau permanents et 1 193 km de cours d’eau intermittents, ainsi que plus de 325 lacs.

Lac à l'île
Lac Renaud

L’aménagement forestier du TSB est planifié, depuis plusieurs décennies, par bassins versants. Encore aujourd’hui, la planification de l’aménagement tient compte des cinq (5) grands bassins versants et des seize (16) sous-bassins présents sur le TSB. L’objectif principal est en fait de distribuer la récolte le plus possible sur tout le territoire afin de minimiser l’impact des travaux de récolte sur le régime d’écoulement des eaux dans ces sous-bassins, et par le fait même de maintenir la qualité de l’eau. Certains de ces sous-bassins alimentent les prises d’eau de certaines usines de traitement des villes de Québec et Beaupré entre autres. 

Pour ce faire, après chaque rapport annuel d’intervention forestière, on effectue le calcul de l’aire équivalente de coupe (AEC) pour chacun des seize (16) sous-bassins. L’AEC représente la surface cumulative du bassin versant qui a été récoltée ou affectée par les feux, épidémies ou chablis dans le temps. La littérature reconnaît qu’un seuil maximal de 50 % d’AEC est acceptable pour minimiser l’impact des perturbations sur les débits de pointe. Or, comme présenté dans le tableau ci-dessus, on voit que le pourcentage de l’AEC de chaque bassin sur le TSB est bien inférieur au seuil acceptable de 50 %.

En plus de ces calculs annuels de l’AEC par bassin et sous-bassin, le Service forestier du Séminaire applique pour l’ensemble de ses activités forestières sur le TSB le Règlement sur l’aménagement durable des forêts (RADF) édicté par ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). C’est un guide destiné à assurer de saines pratiques lors des interventions forestières, entre autres en ce qui trait à la protection des cours d’eau : bandes riveraines protégées aux abords, traverses de cours d’eau et pose de ponceaux.

Lors du dernier calcul de la possibilité forestière, des superficies importantes ont été soustraites du calcul, et ainsi sont protégées de toute intervention forestière afin d’assurer le maintien de la qualité de l’eau, soit un total de près de 6 000 hectares (bandes riveraines des cours d’eau permanents, intermittents et des lacs). Ces bandes riveraines protégées jouent un rôle important de zones tampons pour limiter l’impact négatif potentiel de la récolte sur la qualité de l’eau.

Compte tenu de de toutes ces mesures mises en place sur le territoire, vous comprendrez que la collaboration entre le Séminaire de Québec et les deux organismes de bassins versants présents sur son territoire, soit celui de Charlevoix-Montmorency (OBV-CM) et de la Jacques-Cartier (CBJC), est primordiale, pour ne pas dire essentielle. Jacques L. Laliberté siège sur le conseil de bassin de l’OBV-CM, et monsieur Roberge siège également sur celui de la CBJC.

Le Séminaire de Québec est un partenaire de la première heure de l’OBV-CM. En effet, depuis 2000, il a contribué grandement à la mise en place de la structure de concertation que constituait à l’époque le Conseil de bassin de la rivière Montmorency qui est devenu en 2009 l’OBV-CM. Cette collaboration du Séminaire de Québec ne s’est jamais démentie et se traduit encore aujourd’hui par une réponse toujours positive aux appels de mobilisation des acteurs du milieu faites par l’OBV-CM.

Cette relation vieille de plus de 20 ans avec l’OBV-CM a été particulièrement fructueuse. En effet, au cours des dernières années nous avons développé et réalisé avec l’OBV-CM plusieurs projets qui ont fait en sorte de maintenir, sinon d’améliorer la qualité de l’eau sur le TSB. En voici les principaux :

  • Suivi annuel de la qualité de l’eau de la rivière Sainte-Anne-du-Nord et de ses tributaires dans le cadre de la construction des parcs éoliens ;
  • Caractérisation de cinq (5) milieux humides forestiers dans le bassin versant de la rivière Saint-Anne-du-Nord et mise en place d’ententes de conservation volontaire de ces milieux par le Séminaire de Québec ;
  • Aménagements de près de 200 frayères pour l’omble de fontaine, en partenariat avec Pêches et Océans Canada ;
  • Caractérisation des habitats associés aux sentiers de motoneige du club le Sapin d’Or, en collaboration avec la Fondation de la faune du Québec (FFQ) ;
  • Caractérisation des habitats associés aux sentiers de motoneige du club l’Arrière-Pays, en collaboration avec la Fondation de la faune du Québec (FFQ).

En terminant, nous voulons remercier chaleureusement tout le personnel de l’OBV-CM, particulièrement monsieur Jean Landry, son directeur, pour le soutien technique et l’aide importante pour mener à bien divers projets réalisés conjointement avec eux.  Enfin, nous souhaitons grandement continuer à maintenir notre collaboration et notre implication auprès de cet organisme.

Jacques L. Laliberté, ing.f.

Régisseur des forêts

Jacques Roberge, ptre

Supérieur Général

Photos : © Séminaire de Québec

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Mathilde Crépin

Mathilde a toujours aimé la nature. Toute petite, elle rêvait de pouvoir pagayer sur des rivières sans fin, courir à travers les herbes hautes et comprendre les animaux.

Devenue géographe, elle comprend mieux les paysages et les nouveaux horizons culturels qui s’offrent à elle. Sa créativité, sa capacité d’adaptation et sa curiosité sont les outils avec lesquels elle souhaite aider à générer les petits changements de demain.

Communiquer, rapprocher les gens et les réalités, et mettre de la beauté, quotidiennement, dans la vie des gens: voici ce à quoi elle aspire!